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Chapitre I : _
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En rouge : Chapitre Indisponible
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# Posté le lundi 19 janvier 2009 13:29

Modifié le jeudi 12 mars 2009 14:01

Chapitre I : Forks

Chapitre I : Forks
Chapitre I : Forks, 2oo8

● Je hais Forks. Cette petite ville à la pluie battante me fais sortir de mes gonds, je la déteste, je l'exècre.. Je hais la pluie. Je hais cette humidité. C'est rare pour un vampire comme moi. C'est le seul moment où nous pouvons sortir librement, sans se soucier de notre peau qui scintille étrangement à la lumière. C'est horrible. J'aime plus que tout la chaleur ambiante et les canicules à répétition. Je me sens mal dans cette hygrométrie perpétuelle, qui résiste quand même aux coups de lave-pare-brise.

« Allez ! Bienvenue dans la belle ville de Forks, Siloh, Lydwyne et Azel ! Descendez de la voiture avec vos bagages ! Allez, on y va ! hurla Madison, mon père.
- Calme-toi, mon chéri... murmura Calliope, ma mère. »

C'est ainsi que nous descendîmes du bus, en prenant soin de déplayer le coffre de la Chevrolet, contenant toutes nos affaires, pour ne pas se faire houspiller par Madison. Ah, j'ai oublié de me présenter : Je suis Siloh, l'aînée des Shape. Je suis blonde aux yeux dorés. Je suis assez grande, plutôt fine dans mon genre. Mes dents sont parfaitements alignées et brillantes. Quoi ? Ca ne sert à rien de préciser ce renseignement ? Auriez-vous mal lu le début ? Eh ! Oh ! Je suis une VAM-PI-RE ! Plus précisément une vampire végétarienne depuis cent deux ans. Au début, c'est dur de s'habituer à l'odeur des humains, comme cette fille qu'on avait croisé à Phoenix, en allant de l'Alaska à Forks. Lydwyne, ma plus jeune "soeur" est une nouvelle vampire, depuis maintenant douze ans. Je l'ai mordu quand elle était sur le bord de la route, en train d'agoniser. Elle avait des spasmes affreux, horribles, c'était apparemment rare qu'elle puisse survivre à cette chose. Moi, c'est Calliope qui m'a transformé. J'avais dix-sept ans lors de ma transformation. Parfois, je me demande si j'aurais eu des enfants, si j'étais resté humaine. Mais bon, je suis une vampire, alors, c'est raté ! Dans mon nouveau lycée, j'aurais dix-sept ans. Azel ( Surnomé Hazelnut ), mon seul frère, aura 16 ans, il ira au lycée avec moi et Lydwyne ( Ses parents avaient des goûts vraiment bizarres niveau nom ) sera vieille de quize ans. Wouah. On ira tous au même lycée. Tant mieux.

● Nous voici devant le numéro "un" Forêt de Forks. C'est marrant, nous gardons toujours la même maison. C'est un habitat spacieux, très lumineux ( pour une fois que je puis profiter du soleil ! ) et où les gens ne nous voyent pas. A propos de vision, ma famille et moi sommes des "furtifs" : les autres ne nous voyent pas ou ne nous entendent pas ( ils ne peuvent même pas nous sentir !) sauf si nous le voulons. C'est très pratique quand nous sommes chassés par des "monstres".

● Madison nous attribua une chambre chacun, ainsi que les salles de bains correspondantes ( Ahahaha. On n'en a pas besoin, on se salit jamais.) Notre maison ressemble à un logement d'humain, on a même une cuisine pour faire comme tout le monde. Je pense que le plus de cet habitat c'est la forêt qui est juxtaposée à côté des murs de notre séjour. C'est plus simple pour chasser. J'ai juste un problème qui m'énerve : je n'ai en aucun cas envie d'aller au lycée de Forks. Je ne m'y habiturai jamais. L'anonymat est interdit, dans cette petite ville. On ne passera pas inaperçu avec notre décapotable rouge flamboyant. Je préfère une simple Clio qui a deux chevaux au compteur.

● En attendant le supplice de demain, je vais décrire ma famille : Il y a d'abord Calliope, ma mère adoptive, boulot : secrétaire administrative, qui est la plus vieille avec ses quatres siècles. Puis Madison, notaire, trois cents ans, moi 102 années, Azel avec 60 ans et Lydwyne, 12 ans. Calliope a de longs cheveux bruns bouclés en "anglaise", Madison a les cheveux plutôt mi-long et blonds, j'épargne ma description, Azel ( Ahaha, j'adore ce ptit gars) a les cheveux noisettes et Lydwine a les cheveux blonds comme Madi. Il est actuellement 2h du matin. Je vais faire semblant de dormir.

● Voici le lendemain matin, il est 7h30 et je commence à huit heures avec de la chime appliquée. L'avantage, quand on est vampire, c'est que l'on ne mange pas au vrai sens, on a donc plus de temps le matin. Je descends dans la cuisine en pyjama blanc à pois rose, suivie de Lydwyne qui me gratifie de son sourire parfait. Voici enfin Azel qui descend en caleçon Winnie l'Ourson ( A-t-il fait attention hier soir en se couchant ?) se qui provoqua en ma soeur un fou-rire.

«- Oh, c'est bon Ly'... Je n'ai pas fait attention hier., dit-il, désinvolte.
- Pff, t'es pas marrant. J'ai bien le droit de rire un peu, nan ?, répondit-elle à son grand frère
- Prenez vos affaires avant que je vous éclate, dis-je sur un ton plus sec que je ne le voulais. »

● Nous remontâmes dans nos chambres respectives. J'ouvris alors mon armoire en chêne massif, rapporté de nos escapades dans les Vosges, en France. Je trouvai ma garde-robe pleine à craquer. Je sélectionnait une robe courte en mousseline rouge, un slim noir qui mettait en valeur mes jambes fines et délicates, des sous-vêtements en dentelle noire et un petit gilet en laine noire. Lorsqu'il fut l'heure de partir, je mis des Vans à carreaux écossais rouges et noirs, mon sac en bandouillère rouge vif, rappellant mes lèvres rouge sang. J'adore cet habillement. Lydwyne, quant à elle, s'était parée de sa simple tunique verte et de son jeans noir déchiré, Azel était des plus beaux avec sa chemise à carreaux écossais noirs et ses Converses à damier. C'est ainsi que nous partîmes en décapotable rouge.

● Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes devant le parking du lycée, ne passant point inaperçu avec notre auto flamboyante. Je sortis en première de la voiture, prenant soin d'enlever le contact et d'actionner le frein à main. Azel et Lydwyne sortirent quelques secondes plus tard.

«- Azel, je vais au secrétariat. Prends soin de Ly' avec tu-sais-quoi. Si il y a un problème, appelle-moi avec ça, dis-je en lui lançant un Samsung U600 Hello Kitty.
- Mais c'est anti-sexy ce "truc" ! Passe moi ton portable noir ou je ne t'appelle pas. »

● Je lui donnai mon mobile à écran tactile et il me rendit le portable Hello Kitty. Je partis alors à la découverte de mon nouveau lycée. Marchant la tête basse, mes cheveux cachant mon visage angélique, je ne remarquais pas qu'une voiture fonçait sur moi. Au dernier moment et sous les yeux écarquillés de mes nouveaux camarades, je m'esquivis de quelques centimètres sur ma gauche, laissant passer la voitureà toute allure. Je continuais mon petit bonhomme de chemin. J'arrivais ainsi à l'administration. Comme il n'y avait personne devant moi, je m'avançai et commençai à parler à mon interlocutrice :

«- Madame Eddel ? Bonjour. Je m'appelle Siloh Shape. Je viens d'arriver ainsi qu'Azel Shape et Lydwyne Shape, dis-je de ma voix cristalline
- Shape Siloh... première scientifique ? répondit-elle de son timbre grave
- Oui. Je sais déjà que je suis en 1ère S. Pourriez-vous m'administrer l'emploi du temps de ma classe, s'il vous plaît ?»

● Elle me tendit trois emplois du temps. Le mien était assez chargé, celui de mes frères et soeurs l'étaient beaucoup moins. Je sortis mon portable et pris une photographie des régimes journaliers qui j'envoyai à Azel.

« -Merci beaucoup, Madame Eddel.
- Nous avons tenu à vous assigner un élève de votre classe possèdant le même emploi du temps pour vous aider à vous y retrouvez dans notre lycée. Cet élève est....Edward Cullen.»

● Par réflexe, je me retournai et je le vis. Ces traits parfaits étaient de marbre, coupant mon souffle. C'était un appollon vivant. J'écarquillais les yeux, inconsciente de sa beauté. Ses yeux dorés étaient étourdissants. Il était d'autant plus beau qu'il arborait des cheveux en batailles, crééant des épis un peu partout. Il m'addressa la parole au bout de quelques minutes. Je n'entendis rien. J'avais compris en le voyant.

Edward Cullen est un vampire.

# Posté le lundi 19 janvier 2009 14:46

Modifié le jeudi 12 mars 2009 13:57

Chapitre II : Boxe

Chapitre II : Boxe
Chapitre II : Boxe
Rappel de la situation : Siloh est une vampire qui s'installe à Forks, mais qui déteste cette ville. Lors de son premier jour, elle est assignée par l'administration un élève hors du commun. Désormais, Siloh est sûre :
Edward Cullen est un vampire

● Me voilà en face de ma hantise. J'ai peur. Mon faux pouls s'accèlère dangereusement. Les vampires sont toujours d'une beauté fantastique, presque intouchable. Edward est encore plus beau qu'Azel, un des garçons les plus séduisants que je connaisse. Il vaudra mieux pour moi passer en furtif, histoire de ne pas devoir déménager avant même de connaître ce lycée. Je l'observe encore un instant. Il est de plus en plus beau de secondes en secondes. Je fais une fixation sur lui. Je sens son regard sur moi avant même qu'il ne lâche mes yeux dorés. Il faut que je me reprenne avant d'être complétement abassourdi par sa carrure athlétique. Enfin, je baisse les yeux, mimant un rougissement. J'entends sa voix, encore plus douce que je ne le pensais. J'écoute attentivement son ténor, ne tenant même plus compte du sens des mots. Il s'approche de moi, me secoue pour vérifier si je ne suis pas une statue de cire.

« - Encore vivante? dit-il
- Je le suis, dis-je, ma voix déraillant et perdant son charme habituel, la transformant en un ridicule gémissement.
- Dans ce cas, je vais te faire visiter, conclut-il »

● Je savais pertinemment qu'il lui suffisait d'un contact pour qu'il comprenne ma situation. J'espérai qu'il ne calerai rien. J'espère toujours.
C'est ainsi que nous allâmes visiter le bâtiment. Tout deux bouches cousues, nous n'échangèrent aucuns mots. L'ambiance tendue, j'accélère le pas. Il semble s'amuser. Nous passâmes en hâte devant le bureau du proviseur, continuâmes jusqu'à arriver dans le bâtiment de sciences. Là, il croisa mon regard. J'eus des frissons dont je me rappelle encore. Edward entra en premier et alla s'installer à une place vide. Encore héberluée, je me rendis au bureau du professeur, sans bruit, constatant que tous les regards étaient braqués sur moi. Je présentai à l'enseignant ma feuille attestant ma présence en cours pour le restant de l'année. Il la signa. Je me retournai, mes cheveux d'orge fouettant l'air sec de la salle. Je vis l'émerveillement sur les visages et entendis vaguement un garçon siffler ( Ce fut ctrès embarassant malgré le nombre de fois où cela arrive ). En écoutant bien, je perçus des rires gras et lourds. Mal à l'aise, je demandai au professeur où m'asseoir. Il me désigna un banc, dans le fond, à côté d'un garçon blond, qui heureusement, n'était pas le Cullen. J'allais m'installer lorsque j'ouïs un chuchotis mal caché.

« - Eh ! Psst ! Tu t'appelles comment ?, demanda mon voisin de paillasse
- Siloh Shape., répondis-je d'une traite, déballant rapidement ma trousse
- Eh ! Moi c'est Mike ! Tu viens d'où ?
- Alaska.
- Ouah, ça fait une bonne trotte !
- Plus de 300 kilomètres. »

● Mais le pire et le moment le tendu était ma présentation devant le reste de ma classe. Le professeur m'appella au tableau. Je me levai en mormonnant des insultes.

« - Eh bien, présente-toi, ne sois pas timide., m'encouragea l'enseignant.
- Euh... Et bien.. Je me nomme Siloh Shape...(blanc de 3o secondes), j'habitai en Alaska ( je croisai son regard moqueur) et ..euh j'ai 18 ans le quatorze juin. Voilà.»

● Je retournai à ma place assez rapidement, pour ne pas faire parler de moi encore plus. Je m'assis donc à côté de Mike qui m'adressa son sourire. Je l'ignorai en écoutant attentivement le professeur. L'heure passa lentement, ma soif revenant en croisant le regard de Mike (Son sang sent assez bon, un parfum sucré.). La sonnerie retentit et je me levai en hâte pour rejoindre la salle d'allemand. Arrivée devant la salle, ma classe entra. Je me postai à l'avant du bureau de Mme Gocet. Comme pour la science, je lui tendai ma feuille d'inscription qu'elle signa. Très doucement, articulant comme une malade, je lui demandai une place où m'installer. Soutenant mon regard, elle me montra une place au fond (Tiens, je suis une habituée des places du dernier rang, moi.). Je me raidi lorsque que je le vis. Edward Cullen est mon voisin. Je sentis que l'heure allait passer lentement. Je me rendis donc à ma chaise. Pendant quelques minutes, il ne me remarqua pas, du moins, il ne me regardait pas jusqu'au moment où Mme Gocet me demanda de traduire un texte. Je me levai discrètement.

« - Leurs regards se croisèrent. Les yeux bleus d'Anna perlèrent leurs dernières larmes. Cyprien enlaça sa dulcinée tendrement.
" Je partirai loin de toi, mon amour. Je veux que ta vie resplendisse jusqu'à tes derniers jours. Oublie-moi. Vainc mon souvenir, lui annonça-t-il, sa voix tremblante
- Je ne pourrai pas vivre sans toi. Reste avec moi. Ne pars pas. Je t'en supplie."
Leurs lèvres s'attrapèrent dans leur dernier baiser. Bientôt, leur souvenir sera effacé. Ils n'auront que leurs mémoires pour se rappeller.
- C'est très bien Siloh. Tu as largement le niveau pour rattraper nos premiers cours. m'annonça-t-elle.»

● Je m'assis délicatement, fixant Mme Gocet le plus longtemps possible. Puis, nous fîmes plusieurs exercices de traduction, trop simple à mon goût. Je sentai son regard s'intensifier peu à peu, me mettant terriblement mal à l'aise. Je levais la main discrètement et lorsque je fus interrogée, je demandai à prendre l'air, me sentant nauséeuse. Elle accepta, demanda cependant à l'unique vampire autre que moi dans la classe de m'accompagner jusqu'au bureau de l'infirmière. Nous sortîmes de la classe. Il continua de me fixer. Confuse, je commençai à marcher vers l'infirmerie. Sauf que ma maladresse fit encore une fois des siennes : je trébuchai dans un pot de fleurs mal rangé. Edward me rattrapa d'une main à la dernière minute. Il me fixa très longuement. Aggripée à sa nuque, je sentai la froideur du marbre sous mes doigts, malgré mon même état. Ses yeux trahissaient sa soif, constrastant avec sa peau d'albâtre. D'un mouvement de bras, il me remit sur pied, me regardant toujours dans les yeux. Je toussoutai brièvement, avant de le remercier.

« Eh bien, merci de t'être interposé... J'aurai pu me rompre la nuque avec ma chance. » stipulai-je en fixant le sol de mes prunelles dorées.

● Edward ne dit rien, trop occupé à refaire son lacet déjà fait. Tant pis. Je continuais ma marche le plus vite possible. J'avais la triste impression que les couloirs n'en finissaient pas : sitôt nous empruntâmes les escaliers du lycée, tantôt nous nous retrouvâmes au même étage. Après de rudes efforts, nous arrivâmes enfin à l'infirmerie. La petite pièce renfermait une odeur qui me répugna : de l'anis ou... de la menthe ? Beuh ! Je trouve l'odeur de la menthe dégoutante. C'est pire que l'odeur des loups. Je repris birèvement mes esprits quand arriva l'infirmière. Elle était imposante, certes, mais exerçait une impression de bienveillance qui me fit sourire au plus pronfond de moi-même, malgré le fait que le regard d'Edward me rendait malade. De ma voix argentine, je suppliai alors l'aide-médicale de me donner une compresse d'eau froide. Prestement, elle partit dans la réserve, me laissant seule avec Edward. Il y eu un long silence, un mutisme interminable jusqu'à ce l'infirmière arrive, la bande d'eau froide dans un petit plateau. Elle posa le petit ravier sur le bureau avant de repartir s'occuper de l'élève qui vomissait dans la salle d'à côté. D'une main, j'attrapais le linge et me l'écrasais sur le front : je me sentis beaucoup mieux même si l'eau me semblait bouillante. Le fauteuil tout près de moi, je me laissais tomber de tout mon poids-plume mais malgré cela, le meuble ne fit aucun bruit. Légèrement déçue, je m'empressai de fermer les yeux pour apprécier comme il se devait l'aqua simplex. J'en oubliais presque la présence du vampire, désormais installé en face de mon fauteuil, sur le canapé rouge qui empestait la moisissure.

● Le reste de la matinée se passa sans encombre. Je rencontrai beaucoup de monde, tournoyant entre les bras pour faire la bise à mes camarades. Je retenais encore très mal les noms de mes nouveaux collègues. Parmis ceux qui me présentais, il y avait Mike, le garçon blond de la chimie, Danaëlle - une jeune fille excentrique fan des barrettes à cheveux multicolores - et enfin Arthy, la petite brune calme dont le vrai prénom était Arthyne et dont les yeux verts donnaient souvent sur une expression de vide intense. Bref, j'étais devenu la cible préférée de Danaëlle qui adorait jouer avec mes boucles blondes et le nouveau joujou des garçons, qui s'évertuèrent à me "draguer" en essayant de se mettre à côté de moi en classe de maths - la seule matière où nous n'avions pas de places respectives. Malgré cela, j'avais décidé et fermement de ne pas aller m'asseoir avec eux à la cantine. Certes, j'aurai pu dire ne pas avoir faim ( car je me nourris exclusivement de sang animal ) mais dire ce mensonge quatre fois par semaine aurait était éreintant. Ainsi, je fis la queue devant l'immense comptoir avec Lydwyne. Mon maigre repas se constitua d'une pomme, d'un verre d'eau et d'une pauvre salade de céleri. Le plateau de ma soeur n'était pas plus garni : elle avait juste remplacé la salade par une assiette de bacon. Nous traversâmes la cantine quand je vis la table des Cullen. Il était tous beaux à en mourir, surtout ... Non ! J'effaçai immédiatement son nom. Pas la peine de rêver. Arrivée à une table du coin droit, nous nous asseyâmes rapidement. Je m'étirai sous la table avant de demander à ma jeune soeur comment s'était passée sa journée. Elle me raconta tout : même le fait que le crâne dégarni de son professeur d'anglais mettait en valeur l'une de ses verrues. Je me sentai prise d'un fou-rire quand un groupe de garçons se dirigea vers nous. Ces gorilles, athlètes du lycée au baseball, étaient très mécontents lorsqu'ils virent Lydwyne et moi assises à ce qui devait être leur table.

« - Eh ! C'est not' table ! Que-ce que vous fouttez là, gonzesses ? dis celui qui semblait être le chef de cette bande de joyeux crétins.
- A ton avis, couillon ? répondis-je en le fixant des yeux
- Tu me parles pas comme à une merde ! fit-il en aggripant mon col
- Si tu veux mon avis, tu devrais pas énerver ma.. s'interposa Lydwyne
- Ta gueule ! Vous allez nous rendre la..»

● Je lui donnai un coup de pied dans l'entre-jambe après lui avoir défoncer la machoîre d'une droite de mon poing gauche. Il saignait un peu, pas assez pour que Lydwine, la plus et la moins expérimenté de la famille, puisse avoir subitement besoin ou envie de changer son régime. Le colosse me lâcha, laissant tomber tout mon corps. Je lui souris.

« - Six ans de boxe, disons que cela paye. Tu nous laisses, maintenant, à moins que tu n'en reveuilles ? »

● Le groupe des joyeux crétins fit demi-tour et allèrent s'installer à la table voisine. Morte de rire, Lydwyne me gratifia d'un sourire de lutin, comme à son habitude, malgré la foule qui nous regardait, effarée par autant d'agilité.Si je pouvais rougir, je l'aurai fait sur-le-champ.

# Posté le lundi 02 février 2009 11:54

Modifié le jeudi 12 mars 2009 13:57

Chapitre III : Pacte

Chapitre III : Pacte
Rappel de la situation : Siloh est une vampire qui s'installe à Forks, mais qui déteste cette ville. Lors de son premier jour, elle est assignée par l'administration un élève hors du commun. Désormais, Siloh est sûre :
Edward Cullen est un vampire
● Le soir, Lydwyne, Azel et moi, rentrèrent du lycée, ma jeune soeur contant mon exploit de la cantine à mon frangin, dans notre décapotable rouge. Même si je conduisai, je voyais largement Azel. Il était plutôt tendu, en ce moment, depuis que Forks était devenue notre ville. Certes, il avait activé son bouclier furtif et ne pouvait pas être vu autrement qu'un humain, mais c'était autre chose... Comme si il lisait dans mes pensées, Azel me rassura, disant que si il ne parlait peu, il n'était pour autant stressé. Enfin, nous bifurcâmes pour entrer dans l'allée de notre maison. J'éteignis le contact, sortis de la voiture et claquai brusquement la porte, donnant un soubresaut confus à mes semblabes. J'avais dire qu'Azel était anxieux, je n'en étais pas moins : Ce soir, nous installerons un pacte avec ceux qui peuplaient, il y a longtemps de cela, le paysage de Forks. Les loups. J'avais appris, à mes dépends, lors de notre séjour en Alaska, que dans cette ville de l'Etat de Washigton, vivaient une meute qui était des plus développées. Bref, Madison, aussi surnommé Madi, m'avait chargé, moi et moi seule, d'aller signer le pacte, et cette persepective ne me réjouissais pas. Il suffisait que cette meute enragée jusqu'aux dents ne m'écoute pas pour être réduite en lambeaux et balancer au feu, comme une sorcière au Moyen-Âge. En trombe, je montai dans ma chambre, provoquant, contre mon habitude, des lourds gricements de plachers dans l'escalier. J'arrivai dans un couloi, je tournai à droite, encore quelques pas et j'arrivai dans ma chambre. Celle-ci était très décorée, le contraire de la pièce destinée à mes parents, de rouge et de noir, sur un thématique " Sex, Drogs & Rock'n'Roll ", même si je préférai écouter du métal. Enfin. Je déversis mon sac noir sur le bureau, vidant les affaires dont j'avais besoin pour effectuer ce quie allait être mes devoirs. Tac,tac. En deux temps et trois mouvements, j'avais réussi tous mes exercices. Pile à temps. J'allai enfin partir dans la forêt sombre, celle de la Push. La Push était un endroit tranquille, surtout sa plage où les coquillages semblaient bercés sur le sable donnaient à cet environnement un air de centre de remise en forme. Je dis au revoir à ma famille, puis, sortit de la maison sans bruit.

● Mon sac en bandouillère fouettait les branches d'arbres à une vitesse incomparable. L'ivresse de cette rapidité me provoquait à chaque fois des cris de joie, mais là, il vallait mieux que je ne sois pas visible. Délibérément, j'avais éteint mon bouclier, pour montrer à ces loups que je n'étais pas une ennemie. Mes jambes galopaient si bien qu'en quelques minutes, j'avais parcouru assez de distance pour être sur le territoir lupin. Alors, j'hurlai de toutes mes forces " Les loups ! " si bien qu'une bête noire, poilu, faisant au moins deux mètres arriva en scène. Je me sentai tétanisée en voyant ses crocs, me ce fut pire quand je vis que la meute était à côté de lui. Le plus impressionant était le loup roux, qui me fixait étrangement. La bête noire me rappella à l'ordre, bavant sa rage sur moi. Je sentai leurs odeurs qui décapaient mes narines, même si une fragance de bois de cerisier me subjugua au plus au point. Finalement, alors qu'un des loups aboya fortement, je commençai à m'expliquer sur mes intentions :

« Je ne suis pas venue en ennemie, m'expliquai-je, Je viens juste vous informer que ma famille et moi, les Shape, étions des Sang-Froids. Je viens seule pour vous demander un pacte de territoir. Nous ne nous nourrisons point d'humains. Nous ne mordons pas les humains, ne les transformons pas non plus. Voilà.
- Je suis Sam, et voici ma meute. En quoi constiturait ce pacte ?, dit l'humain noir qui avait pris la place de l'énorme loup.
- Vous aurez votre territoire, La Push, et la frontière de la clairière serait la limite. Vous pourrez aller dans notre lycée, nous vos ignorons. Nous ne bordrons aucuns humains, et si, par le plus grand des hasards, un humain que ma famille aimait beaucoup était sur le point d'agoniser, nous vous demanderions la permission.
- Cela me semble acceptable. Qu'en dis-tu, Jacob ? »

● C'est alors que je vis le dénommé Jacob redevenir humain. C'était donc lui, qui sentait si bon, contrairement à sa meute d'amis ? Toute cette pagaille me semblait bizarre... Mais je le regardais attentivement : ses cheveux étaient courts, dévoilant un visage fendu d'une bouche qui faisait la moue. Sam le regarda d'un air noir. La moue du jeune homme se transforma en un sourire, dévoilant des fossettes qui me firent craquer. Voici mon regard s'intensifier sur lui, il rougit un peu avant de me regarder avec affection.

« -Euh... Je..Je s-suis d'accord, dit-il, me regardant avec son regard marron clair.
- Jacob ! Ne me dit pas que tu..., lui demanda Sam
- Si, chuchota le jeune garçon. Je suis en train de m'imprégner d'elle. Elle sent très bon. Une odeur de fraise, de framboise...
- Que veux dire "imprégner" ?, questionnai-je le massif homme noir.
- Il ne vaut mieux pas que tu ne le saches, mais bon.. Avant de te le dire, signons le pacte, annonça-t-il en me tendant sa main.
- En effet, soufflais-je en secouant sa poigne de fer.
- Marché conclut. S'imprégner signifie se prendre d'une affection et d'un... amour ? Oui, ce mot-là et juste, tellement fort que nous préférons mourir et souffrir pour celui dont nous nous sommes imprégner. Et donc, Jacob...
- Si cela peut le rassurer, il ne ... sent pas comme vous. Il sent le bois de cerisier.
- Ah bon ? demanda le nouveau imprégné, C'est vrai ? »

● Jacob rougit tout en m'examinant. Voyait-il l'émotion étrange qu'il m'offrait ? Je ne comprenai rien de ce qu'il m'arrivait. C'était embarassant de voir son sourire amoureux. Un loup et un vampire, ça ne peux pas marcher. Du tout. Mais je sentai que quelque chose, un lien, des atômes crochus, un petit truc qui nous reliait. Je savais, mais pas assez fort, que son amour pour moi ne pouvait aboutir, en dépit de mes espérances. Enfin, je saluai la meute, Sam et Jacob avant de fendre l'air à une vitesse ahurissante. En plein bois et sur territoire Quileute, je m'arrêtai pour sentir l'oxygène. Depuis combien de temps m'étais-je abreuver, pensai-je en touchant ma gorge qui me brulait de l'intérieur. Cela devait faire une petite semaine de privation, mais là, je voulais du sang pour me remémorer cette journée. Tout. Le Lycée, la meute, le regard attentif et affectueux de Jacob sur moi. Je voulais revenir en arrière, dire à Edward ce que j'étais, demander à Madison et Calliope d'aller eux-même signer le pacte. Cette journée avait était un calvaire, j'en étais consciente. J'inspirai un grand coup, me concentrant le plus possible pour trouver ma proie. Malgré l'étrange proximité de la meute, même si une dizaine de kilomètres nous séparer, je sentai une proie délicieuse. Un arôme puissant mais doux. Après plusieurs observations, je me rendis compte de quel animal il s'agissait. Un castor ? Incroyable mais sûrement réel. Inaudible, je fendis le bois avec toutes mes forces, dépassant les 180 kilomètres/heures, voici plus. Enfin, j'arrivai au barrage et, assoifée de cette effluve, je me jetais dans l'eau, sans oxygène. Je plongeai, je nageai de tout mon long, ondulant comme une sirène. Enfin, j'aperçu une silhouette, mais humaine. Malgré ma soif qui grandissait en voyant l'humain se noyer dans l'eau, je me retins et plongeai récupérer cet homme. Je le rattrapai, lui insufflant le pauvre restant d'air qu'il me restait. Enfin, je me propulsait de toute mon énergie pour le remettre à la surface à temps. Je rompis la pellicule fade de l'eau et tombai sur la terre ferme, la tête du jeune homme sur mon torse. Je me remis assise. Mes cheveux trempés et totalement affolée, je me rappellais de la technique du bouche à bouche. Inspirant de l'air, ce que ne me servait à rien, je collai mes lèvres glacées sur l'épaisse bouche du noyé, lui redonnant tout l'oxygène dont j'étais capable. Je refis le mouvement trois fois lorsque l'humain cracha l'eau qu'il avait dans les poumons. Je vis qui était-il. Jacob. Faisait-il exprès ? Le Quileute ouvrit les yeux et me regarda attentivement, comme si il pensait être mort. Je le pris dans mes bras, malgré sa grandeur et son poids qui devaient, lorsque j'étais humaine, être trop importante pour mes petits bras, et commença à courir le plus vite possible, enfin, j'arrivais au lieu de notre rencontre. Sam était là, sous sa forme humaine, lorsqu'il me vit, un grondement sourd hurla dans sa pointrine.

« - Non ! Je ne suis pas revenue sur vos terres. J'étais à mi-milieu de votre territoire lorsque j'ai sentis l'odeur de Jacob. Il était dans la rivière alors, je l'ai sauvée. Il était en train de se noyer, merde !, hurlai-je au fur et à mesure que Sam se transformait dangereusement.»

● Sam se calma légèrement, respirant par petites inspirations maladroites. Ses yeux firent l'aller retour en mes cheveux dégoulinants de l'eau et le regard fanatique de son ami. Jacob était incandescent, malgré la fraîcheur de l'eau où il s'était presque noyé. Je m'approchais de Sam et lui déposai le jeune garçon dans ses bras. Lorsqu'il sentit la masse du poids de Jacob, ses pattes chutèrent dangereusement. A la dernière seconde, je rattrapai le corps du gamin. J'adressai à l'Alpha un regard presque suppliant tout en remontant Jacob. Quand le noyé fut stabilisé, Sam me remercia beaucoup. Enfin, je voulais partir mais une main me retint. C'était encore ce foutu Quileute tout trempé jusqu'aux os. Il m'adressa un sourire tout en fossette en me disant " Merci". J'ignorai ses paroles et me jetai en dehors du bois. Je cassai beaucoup de branches sur mon passage. Plus que ce que j'espèrai. Enfin, je me retrouvai à la maison et annonça la bonne nouvelle à ma famille.

« - Le pacte est fait, dis-je à Madison et Azel.
- Tant mieux. Mais ça va ? Tu n'as pas l'air bien. Ils t'ont attaqué ?, demanda Calliope, du salon
- Non, non, ce n'est rien.
- Siloh. Dis nous tout, m'ordonna Lydwyne.
- Un des loups s'est imprégné de moi. chuchotai-je le moins fort possible.
- Un ... loup ? s'étonna Azel, Normalement, ils puent pour nous.
- Pas lui. Il sentait étonnament bon. »

● Madison soupira alors que je montais dans ma chambre en silence. Arrivée devant ma chambre, j'ouvris la porte, entrai et la claqua brusquemment, à m'arracher moi-même un sursaut. Sur mon lit, il y avait un petit paquet emballer dans une feuille de lierre énorme et attachée par une tige. Pourtant, dans ma chambre, il n'y avait aucune odeur, à part la mienne, une frangance mielleuse qui me rappella le soleil. Prudente, je m'approchai à pas de loup vers le cadeau. Je pris soin d'enfiler les gants de plastique déposés sur mon bureau avant d'ouvrir la surprise. Je fus réellement étonnée lorsque je vis un petit bracelet tressé, sentant l'odeur de Jacob. J'humai son délicieux parfum avant de lire la note accrochée au bijou.

« Je ne te connais pas
Je ne sais rien de toi
Je veux tout savoir
Je veux te voir, t'avoir
Te sentir
Me réjouir.
Jacob Black
PS : Pour me répondre, lance ta feuille en boule de papier à un angle de 87° par ta fenêtre, et avec assez de force pour me parvenir. »

● Je revis son sourire. Il était si beau, avec son visage enfantin, ses longs cils qui le rajeunissaient. Cependant méfiante, j'examinais le bracelet tressé. Il y figurait son nom, Jacob, avec un petit coeur gravé. Le fil utilisé était du cuir. Le bijou était très bien réalisé, si bien que je me demandai si il ne l'avait pas acheté. Malgré cela, je passai la lanière de cuir autour de mon poignet décharné, sellant le verrou le plus fort possible. Le cadeau épousait parfaitement mon articulation. Je souriai un peu. Peut-être que le destin n'était pas aussi horrible que cela. Peut-être que Forks n'était pas aussi indiscrète.
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# Posté le lundi 23 février 2009 15:02

Modifié le jeudi 12 mars 2009 13:56