Chapitre III : Pacte
Rappel de la situation : Siloh est une vampire qui s'installe à Forks, mais qui déteste cette ville. Lors de son premier jour, elle est assignée par l'administration un élève hors du commun. Désormais, Siloh est sûre :
Edward Cullen est un vampire
● Le soir, Lydwyne, Azel et moi, rentrèrent du lycée, ma jeune soeur contant mon exploit de la cantine à mon frangin, dans notre décapotable rouge. Même si je conduisai, je voyais largement Azel. Il était plutôt tendu, en ce moment, depuis que Forks était devenue notre ville. Certes, il avait activé son bouclier furtif et ne pouvait pas être vu autrement qu'un humain, mais c'était autre chose... Comme si il lisait dans mes pensées, Azel me rassura, disant que si il ne parlait peu, il n'était pour autant stressé. Enfin, nous bifurcâmes pour entrer dans l'allée de notre maison. J'éteignis le contact, sortis de la voiture et claquai brusquement la porte, donnant un soubresaut confus à mes semblabes. J'avais dire qu'Azel était anxieux, je n'en étais pas moins : Ce soir, nous installerons un pacte avec ceux qui peuplaient, il y a longtemps de cela, le paysage de Forks. Les loups. J'avais appris, à mes dépends, lors de notre séjour en Alaska, que dans cette ville de l'Etat de Washigton, vivaient une meute qui était des plus développées. Bref, Madison, aussi surnommé Madi, m'avait chargé, moi et moi seule, d'aller signer le pacte, et cette persepective ne me réjouissais pas. Il suffisait que cette meute enragée jusqu'aux dents ne m'écoute pas pour être réduite en lambeaux et balancer au feu, comme une sorcière au Moyen-Âge. En trombe, je montai dans ma chambre, provoquant, contre mon habitude, des lourds gricements de plachers dans l'escalier. J'arrivai dans un couloi, je tournai à droite, encore quelques pas et j'arrivai dans ma chambre. Celle-ci était très décorée, le contraire de la pièce destinée à mes parents, de rouge et de noir, sur un thématique " Sex, Drogs & Rock'n'Roll ", même si je préférai écouter du métal. Enfin. Je déversis mon sac noir sur le bureau, vidant les affaires dont j'avais besoin pour effectuer ce quie allait être mes devoirs. Tac,tac. En deux temps et trois mouvements, j'avais réussi tous mes exercices. Pile à temps. J'allai enfin partir dans la forêt sombre, celle de la Push. La Push était un endroit tranquille, surtout sa plage où les coquillages semblaient bercés sur le sable donnaient à cet environnement un air de centre de remise en forme. Je dis au revoir à ma famille, puis, sortit de la maison sans bruit.
● Mon sac en bandouillère fouettait les branches d'arbres à une vitesse incomparable. L'ivresse de cette rapidité me provoquait à chaque fois des cris de joie, mais là, il vallait mieux que je ne sois pas visible. Délibérément, j'avais éteint mon bouclier, pour montrer à ces loups que je n'étais pas une ennemie. Mes jambes galopaient si bien qu'en quelques minutes, j'avais parcouru assez de distance pour être sur le territoir lupin. Alors, j'hurlai de toutes mes forces " Les loups ! " si bien qu'une bête noire, poilu, faisant au moins deux mètres arriva en scène. Je me sentai tétanisée en voyant ses crocs, me ce fut pire quand je vis que la meute était à côté de lui. Le plus impressionant était le loup roux, qui me fixait étrangement. La bête noire me rappella à l'ordre, bavant sa rage sur moi. Je sentai leurs odeurs qui décapaient mes narines, même si une fragance de bois de cerisier me subjugua au plus au point. Finalement, alors qu'un des loups aboya fortement, je commençai à m'expliquer sur mes intentions :
« Je ne suis pas venue en ennemie, m'expliquai-je, Je viens juste vous informer que ma famille et moi, les Shape, étions des Sang-Froids. Je viens seule pour vous demander un pacte de territoir. Nous ne nous nourrisons point d'humains. Nous ne mordons pas les humains, ne les transformons pas non plus. Voilà.
- Je suis Sam, et voici ma meute. En quoi constiturait ce pacte ?, dit l'humain noir qui avait pris la place de l'énorme loup.
- Vous aurez votre territoire, La Push, et la frontière de la clairière serait la limite. Vous pourrez aller dans notre lycée, nous vos ignorons. Nous ne bordrons aucuns humains, et si, par le plus grand des hasards, un humain que ma famille aimait beaucoup était sur le point d'agoniser, nous vous demanderions la permission.
- Cela me semble acceptable. Qu'en dis-tu, Jacob ? »
● C'est alors que je vis le dénommé Jacob redevenir humain. C'était donc lui, qui sentait si bon, contrairement à sa meute d'amis ? Toute cette pagaille me semblait bizarre... Mais je le regardais attentivement : ses cheveux étaient courts, dévoilant un visage fendu d'une bouche qui faisait la moue. Sam le regarda d'un air noir. La moue du jeune homme se transforma en un sourire, dévoilant des fossettes qui me firent craquer. Voici mon regard s'intensifier sur lui, il rougit un peu avant de me regarder avec affection.
« -Euh... Je..Je s-suis d'accord, dit-il, me regardant avec son regard marron clair.
- Jacob ! Ne me dit pas que tu..., lui demanda Sam
- Si, chuchota le jeune garçon. Je suis en train de m'imprégner d'elle. Elle sent très bon. Une odeur de fraise, de framboise...
- Que veux dire "imprégner" ?, questionnai-je le massif homme noir.
- Il ne vaut mieux pas que tu ne le saches, mais bon.. Avant de te le dire, signons le pacte, annonça-t-il en me tendant sa main.
- En effet, soufflais-je en secouant sa poigne de fer.
- Marché conclut. S'imprégner signifie se prendre d'une affection et d'un... amour ? Oui, ce mot-là et juste, tellement fort que nous préférons mourir et souffrir pour celui dont nous nous sommes imprégner. Et donc, Jacob...
- Si cela peut le rassurer, il ne ... sent pas comme vous. Il sent le bois de cerisier.
- Ah bon ? demanda le nouveau imprégné, C'est vrai ? »
● Jacob rougit tout en m'examinant. Voyait-il l'émotion étrange qu'il m'offrait ? Je ne comprenai rien de ce qu'il m'arrivait. C'était embarassant de voir son sourire amoureux. Un loup et un vampire, ça ne peux pas marcher. Du tout. Mais je sentai que quelque chose, un lien, des atômes crochus, un petit truc qui nous reliait. Je savais, mais pas assez fort, que son amour pour moi ne pouvait aboutir, en dépit de mes espérances. Enfin, je saluai la meute, Sam et Jacob avant de fendre l'air à une vitesse ahurissante. En plein bois et sur territoire Quileute, je m'arrêtai pour sentir l'oxygène. Depuis combien de temps m'étais-je abreuver, pensai-je en touchant ma gorge qui me brulait de l'intérieur. Cela devait faire une petite semaine de privation, mais là, je voulais du sang pour me remémorer cette journée. Tout. Le Lycée, la meute, le regard attentif et affectueux de Jacob sur moi. Je voulais revenir en arrière, dire à Edward ce que j'étais, demander à Madison et Calliope d'aller eux-même signer le pacte. Cette journée avait était un calvaire, j'en étais consciente. J'inspirai un grand coup, me concentrant le plus possible pour trouver ma proie. Malgré l'étrange proximité de la meute, même si une dizaine de kilomètres nous séparer, je sentai une proie délicieuse. Un arôme puissant mais doux. Après plusieurs observations, je me rendis compte de quel animal il s'agissait. Un castor ? Incroyable mais sûrement réel. Inaudible, je fendis le bois avec toutes mes forces, dépassant les 180 kilomètres/heures, voici plus. Enfin, j'arrivai au barrage et, assoifée de cette effluve, je me jetais dans l'eau, sans oxygène. Je plongeai, je nageai de tout mon long, ondulant comme une sirène. Enfin, j'aperçu une silhouette, mais humaine. Malgré ma soif qui grandissait en voyant l'humain se noyer dans l'eau, je me retins et plongeai récupérer cet homme. Je le rattrapai, lui insufflant le pauvre restant d'air qu'il me restait. Enfin, je me propulsait de toute mon énergie pour le remettre à la surface à temps. Je rompis la pellicule fade de l'eau et tombai sur la terre ferme, la tête du jeune homme sur mon torse. Je me remis assise. Mes cheveux trempés et totalement affolée, je me rappellais de la technique du bouche à bouche. Inspirant de l'air, ce que ne me servait à rien, je collai mes lèvres glacées sur l'épaisse bouche du noyé, lui redonnant tout l'oxygène dont j'étais capable. Je refis le mouvement trois fois lorsque l'humain cracha l'eau qu'il avait dans les poumons. Je vis qui était-il. Jacob. Faisait-il exprès ? Le Quileute ouvrit les yeux et me regarda attentivement, comme si il pensait être mort. Je le pris dans mes bras, malgré sa grandeur et son poids qui devaient, lorsque j'étais humaine, être trop importante pour mes petits bras, et commença à courir le plus vite possible, enfin, j'arrivais au lieu de notre rencontre. Sam était là, sous sa forme humaine, lorsqu'il me vit, un grondement sourd hurla dans sa pointrine.
« - Non ! Je ne suis pas revenue sur vos terres. J'étais à mi-milieu de votre territoire lorsque j'ai sentis l'odeur de Jacob. Il était dans la rivière alors, je l'ai sauvée. Il était en train de se noyer, merde !, hurlai-je au fur et à mesure que Sam se transformait dangereusement.»
● Sam se calma légèrement, respirant par petites inspirations maladroites. Ses yeux firent l'aller retour en mes cheveux dégoulinants de l'eau et le regard fanatique de son ami. Jacob était incandescent, malgré la fraîcheur de l'eau où il s'était presque noyé. Je m'approchais de Sam et lui déposai le jeune garçon dans ses bras. Lorsqu'il sentit la masse du poids de Jacob, ses pattes chutèrent dangereusement. A la dernière seconde, je rattrapai le corps du gamin. J'adressai à l'Alpha un regard presque suppliant tout en remontant Jacob. Quand le noyé fut stabilisé, Sam me remercia beaucoup. Enfin, je voulais partir mais une main me retint. C'était encore ce foutu Quileute tout trempé jusqu'aux os. Il m'adressa un sourire tout en fossette en me disant " Merci". J'ignorai ses paroles et me jetai en dehors du bois. Je cassai beaucoup de branches sur mon passage. Plus que ce que j'espèrai. Enfin, je me retrouvai à la maison et annonça la bonne nouvelle à ma famille.
« - Le pacte est fait, dis-je à Madison et Azel.
- Tant mieux. Mais ça va ? Tu n'as pas l'air bien. Ils t'ont attaqué ?, demanda Calliope, du salon
- Non, non, ce n'est rien.
- Siloh. Dis nous tout, m'ordonna Lydwyne.
- Un des loups s'est imprégné de moi. chuchotai-je le moins fort possible.
- Un ... loup ? s'étonna Azel, Normalement, ils puent pour nous.
- Pas lui. Il sentait étonnament
bon. »
● Madison soupira alors que je montais dans ma chambre en silence. Arrivée devant ma chambre, j'ouvris la porte, entrai et la claqua brusquemment, à m'arracher moi-même un sursaut. Sur mon lit, il y avait un petit paquet emballer dans une feuille de lierre énorme et attachée par une tige. Pourtant, dans ma chambre, il n'y avait aucune odeur, à part la mienne, une frangance mielleuse qui me rappella le soleil. Prudente, je m'approchai à pas de loup vers le cadeau. Je pris soin d'enfiler les gants de plastique déposés sur mon bureau avant d'ouvrir la surprise. Je fus réellement étonnée lorsque je vis un petit bracelet tressé, sentant l'odeur de Jacob. J'humai son délicieux parfum avant de lire la note accrochée au bijou.
« Je ne te connais pas
Je ne sais rien de toi
Je veux tout savoir
Je veux te voir, t'avoir
Te sentir
Me réjouir.
Jacob Black
PS : Pour me répondre, lance ta feuille en boule de papier à un angle de 87° par ta fenêtre, et avec assez de force pour me parvenir. »
● Je revis son sourire. Il était si beau, avec son visage enfantin, ses longs cils qui le rajeunissaient. Cependant méfiante, j'examinais le bracelet tressé. Il y figurait son nom, Jacob, avec un petit coeur gravé. Le fil utilisé était du cuir. Le bijou était très bien réalisé, si bien que je me demandai si il ne l'avait pas acheté. Malgré cela, je passai la lanière de cuir autour de mon poignet décharné, sellant le verrou le plus fort possible. Le cadeau épousait parfaitement mon articulation. Je souriai un peu. Peut-être que le destin n'était pas aussi horrible que cela. Peut-être que Forks n'était pas aussi indiscrète.